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06.04.2008
Bric à brac urbain


Ameyokochô (Ueno), l'ancien marché noir de Tokyo, situé le long de la voie ferrée Yamanote. Rhytmée par le passage infernal des trains, la fièvre du commerce semble s'être emparée des passants, confrontés qu'ils sont à l'opulence des étalages qui se pressent les uns contre les autres. Mégaphones hurlants des vendeurs, regards intéressés des passants.

Tranquillité du chemin que j’emprunte désormais le soir, entre Ikebukuro et Ôyama. Un chat sans queue file devant moi, des maisons de briques me regardent passer, des vélos pressés rentrent chez eux. Une musique sans âge accompagne la tombée de la nuit.
Le soir, la mégalopole s’illumine et tient toutes ses promesses de citadelle futuriste.

La tour Landmark, bâtiment le plus haut du pays, se dresse fièrement à Yokohama. Yokohama qui sut profiter de l’arrivée des bateaux noirs du commodore Perry en 1854, lorsque ce dernier força le Japon à s’ouvrir au monde après plus de deux siècles d’isolement.

Shibuya, ses écrans d'image et sa jeunesse survoltée. Shibuya qui brille de mille feux, la nuit venue. Shibuya, ce bijou télévisuel, qui symbolise tant Tokyo, la mégalopole. En apparence, du moins.
Tableau à peine esquissé d'une ville riche de contradictions. Belle et laide. Village et mégalopole.
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