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31.03.2008

Kappa par-ci, Kappa par-là !

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Un kappa (prononcé kap’pa) est une créature aquatique que l’on rencontre souvent dans le folklore japonais. Certains d’entre vous qui ont visité l’exposition consacrée aux Yôkai à la maison de la culture du Japon (Paris, 2005-2006) se souviennent peut-être des estampes qui représentaient cet être bizarre. Accessoirement, le kappa est devenu l’animal emblématique d’un quartier que je suis allée visiter lundi, Kappa-bashi.

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Si vous rêvez de monter votre propre restaurant à Tokyo, Kappa-bashi est là pour vous faciliter grandement la tâche. En effet, vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin pour équiper votre futur établissement, dans les quelques 150 boutiques qui y tiennent le haut du pavé. Repérer le quartier n’est a priori guère difficile. Après être descendu à la gare d’Ueno, empruntez l’avenue Asakusa. Après quelques minutes de marche, vous ne manquerez pas d’apercevoir ceci : le buste d’un cuisinier qui occupe tout le haut d’un immeuble, buste qui marque l’entrée de ce quartier dédié au monde de la restauration.

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Sièges, tables de travail, uniformes de cuistot, cuisinières à gaz. Au Japon, rajoutez-y des enseignes lumineuses et des lanternes rouges pour attirer le chaland qui désire assouvir rapidement sa faim. Votre spécialité est l'omelette d'Hiroshima (okonomiyaki) ? La soupe de nouilles chinoises (ramen) ? Les brochettes (yakitori) ? Le marchand de Kappa-bashi saura vous dégoter le bon produit. Il vous faut également vous équiper en plaquettes indiquant vos heures d'ouverture et en noren pour bien délimiter votre territoire. N’entre pas ici qui veut. Ni à n’importe quelle heure.

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Le mihon représente la pièce maîtresse de la communication que vous tenterez d’établir avec votre futur client : une représentation, plus vraie que nature, des plats que vous lui proposerez. Plus le mihon est réaliste, mieux il saura émoustiller les papilles du gourmet…ou du gourmand. Plateau de fromages français, sushi d’oursin, pizza, nouilles japonaises, bière. Tout est susceptible de devenir un mihon. Qu’il vous est possible d’acquérir à un prix relativement élevé. La sculpture en plastique est devenue un art à part entière, du moins un art populaire parmi les étrangers !

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Une fois votre client attablé dans votre modeste échoppe, il va falloir l’équiper. Cartes et menus, baguettes (jetables ou lavables) et, bien évidemment, la vaisselle. Toutes les catégories de prix sont réunies à Kappa-bashi, du modèle basique en laque à l’unique exemplaire d’un verre à thé. Bol pour la soupe miso, flacon et coupes à saké, porte-baguettes, bouilloire. Un rêve pour ceux qui aiment la céramique sous toutes ses formes, du grès à la porcelaine.

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Deux heures de visite suivies d’un bon chocolat chaud pour me réchauffer les mains dans un Doutor. Il est près de six heures, la nuit tombe déjà. Et c’est la nuit que Tokyo devient belle.

Commentaires

Ca donne envie de devenir cuisto ! Ne serait-ce que pour voir ses plats favoris reproduits en mihon... A quand le chankliche et le tabloué libanais immoratlisés à jamais dans le plastique ?!!!

Ecrit par : Marjorie Basuyau | 02.04.2008

Quelle bonne idee (dit-elle en mangeant une delicieuse barquette de takoyaki) ! ;-)

Ecrit par : Nagumo | 02.04.2008

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